28 septembre 2011

1 raison d'aller à Goa :
voir des Vierges Marie bleues électriques, des Jesus aux yeux grands ouverts et des Joseph au coeur tout palpitant

Posté par Diotie à 20:00 - Commentaires [1]


19 septembre 2011

Et je donnerais tout pour être du côté des êtres faits pour le bonheur.

Je crois que je serais même prête à renonçer à mon goût pour la poésie, et je crois que c'est ce que j'ai de plus précieux. À qui faut-il s'adresser ?

Posté par Diotie à 19:10 - Commentaires [0]

Je suis une mauvaise personne qui tourne autour de son nombril sans s'arrêter de tourner. L'égocentrisme est le pire des maux.

J'ai expliqué ça au psy, que ce que je détestais le plus en moi, ce qui me faisait le plus souffrir c'était mon égoïsme, mon égocentrisme.

Il ne comprenait pas pourquoi, il m'a dit que ça pouvait être quelque chose de bien de penser à soi, que dans notre société c'était bien normal de se regarder, de faire attention à se plaire, surtout pour une jeune fille. On aurait dit que pour lui le mal n'était pas l'égocentrisme mais peut-être la culpabilité qu'il engendrait.

Il m'a dit : pourquoi ce serait mal ?

Je réfléchissais et bizarrement ce n'était pas facile de répondre : parce que du coup on ne pense pas aux autres, et c'est en donnant qu'on peut être heureux, du coup on est trop en attente par rapport aux autres et on est toujours en souffrance de croire qu'ils ne donnent pas assez.

Puis si je n'étais pas aussi égocentriste, au lieu d'écrire de la merde, j'écrirais des histoires, et je serai une artiste, pas une petite conne.

Puis ça me faisait chier d'envisager de faire "une thérapie", comme si passer une heure par semaine à se regarder le nombril avec un spécialiste du nombril aurait pu arranger le problème, alors que le problème est précisément que je me regarde trop le nombril.

Il y a aussi du coup la brulûre du regard des autres.

Mais plus loin le mal ce n'est même peut-être pas l'égocentrisme c'est simplement la conscience de soi. Alors qu'il suffirait d'être présent à soi. Je ne peux pas expliquer mieux.

Du coup je ne suis pas retournée le voir, à cause des 50 euros, maintenant je regrette un peu

Posté par Diotie à 19:06 - Commentaires [0]

Pourquoi je suis comme ça. Pourquoi je suis quelqu'un qui pleure, pourquoi je suis quelqu'un qui a peur, pourquoi j'ai besoin de solitude, pourquoi je suis souvent triste, pourquoi je me crée des problèmes, pourquoi j'aime me faire mal, pourquoi dans ma gorge ce noeud que je veux virer. Pourquoi sans cesse besoin de preuves d'amour, pourquoi ces doutes, ces angoisses qui ne s'arrêtent pas. Pourquoi les autres n'ont pas ça, pourquoi claire me dit qu'elle n'a pas pleuré avant de partir en angleterre. Pourquoi j'ai autant besoin des autres, et pourquoi connaissant ma fragilité j'ai fait le choix d'une destination aussi lointaine aussi difficile différente étrangère.

Pourquoi je mange, pourquoi je ne suis pas du côté de ceux qui ne mange pas, pourquoi on laisse en vie des gens qui ont aussi mal que moi, pourquoi je ne peux pas me couper me frapper m'arracher la peau quand je me sens comme ça.

Pourquoi autant besoin de solitude, pourquoi dès fois tout va bien mais tout va mal.

Il y a une injustice, avec des gens faits pour le bonheur et des gens faits pour l'angoisse la douleur. La facilité de ceux qui sont faits pour le bonheur, F. est de leur côté et quand tout va mal, sa proximité me désole. Je suis un être désolé. Du côté des êtres désolés.

Je voudrais me frapper, je me déteste, je voudrais nouer définitivement ce noeud que je suis c'est-à-dire qu'il m'étouffe définitivement, disparaitre dans ce noeud, que la douleur ait un visage et me noyer enfin dans ce visage. Que la douleur soit fixe, et plus cet étouffement mouvant, qui laisse encore trop de place pour l'air pour l'espoir le temps d'une respiration

Posté par Diotie à 18:55 - Commentaires [0]
08 septembre 2011

Tu as le droit à l'erreur.

Tu n'as pas le droit d'aller mal si tu connais les moyens qui peuvent te permettre d'aller mieux.

Tu n'as pas le droit de lui en vouloir de ne pas te comprendre absolument complètement entièrement

Tu n'as pas le droit de lui en vouloir de ne pas passer des nuits blanches à écouter tes inepties

Tu dois te comporter avec lui comme tu te comportes avec quelqu'un d'extérieur, c'est-à-dire être aimable, prendre sur soi quand tu crois que quelque chose ne va pas, essayer de parler de choses qui l'intéressent

Un dialogue c'est un échange

L'amour ne donne aucun droit sur l'autre.

 

 

Posté par Diotie à 19:19 - Commentaires [0]
03 septembre 2011

Je dis aux autres que tout va bien. Je me dis souvent que tout n'est jamais allé aussi bien. On s'aime de plus en plus. On fait l'amour de mieux en mieux. Chaque seconde plus intense, chaque jour plus à l'aise, plus je te connais plus je t'aime, de beaux moments de réciprocité. Je suis d'un calme tranquille avec sa présence juste là, le bonheur a ce visage exact, rien ne manque quand tu es là, même toi tu ne manques plus, pardon si parfois je parle trop, pardon pour mes maladresses, mais le bonheur a ton visage et mon visage tout ensemble.

Il y a en moi trop d'irrésolu. Il faut que je me soigne. Je ne suis pas prête pour vivre ça. Je ne sais pas ce qu'il y a.

Pourquoi ces angoisses au moment où je me retrouve seule. La solitude, il me faut toujours un petit temps, une journée, pour la dompter, pour l'apprivoiser, pour l'aimer. Je n'ai plus ce temps, à chaque fois que je commence à domestiquer l'animal sauvage, le garçon revient à moi, ouvre la cage de la solitude, la laisse partir trop loin pour moi, je ne crois plus jamais la revoir. Mais on ne peut pas rester ensemble lui et moi en permanence et dès qu'il disparait la solitude redevenue bête sauvage m'attaque de toutes ses griffes d'angoisse. Je me laisse griffer puis je la prends avec moi, au moment où elle s'adoucit, où elle se laisse caresser, où je savoure ma victoire, le garçon revient et l'air de rien, sans même s'en rendre compte, il la chasse et la contrarie, la bête hostile.

Trop d'irrésolu en moi. En quelque sorte, il m'a déliée, de part en part il m'a déliée. Mais il reste encore certains noeuds, que je ne comprends pas bien, qu'il ne doit pas comprendre.

Le problème du corps et le problème de la nourriture. Je dois rester sûre de ne jamais dévoiler ça et là nous sommes en un lieu fragile où chaque instant je voudrais lui donner cette clé, le lui dire, essayer d'expliquer ça, ce truc honteux qui parfois me parait un petit problème en périphérie de mon existence et parfois me parait comme me définissant toute entière. Ne jamais le lui dire, que jamais il ne comprenne, la condition de mon seul salut possible. S'il savait, je doute que je puisse encore faire l'amour avec lui. Peut-être quand j'en aurais fini avec le problème de la nourriture, je le lui dirais, l'air de rien, avec toute l'insouciance des morceaux de passé déliés. Mais est-ce qu'un jour je viendrais à bout de ça ? Ne fais pas l'innocente. Je sais que ça peut réellement m'amener à ma destruction. Est-ce que je parle de la mort ? Je ne sais pas. Sous ce problème il y a d'autres choses, des trucs qui ne sont pas passés, le psy m'avait gonflé à ne pas parler du problème, je suis venue pour guérir ça pas pour parler de mon adolescence, réflexion de conne.

Mais peut-être que ça passera quand même, il faut que je me purifie. L'Inde va me purifier, ce problème n'existera plus dans cet autre monde. Tu ne peux pas te fuir, petite fille.

Quand j'aurais le temps.

Tout ça me fait dire que ce ne pourra sûrement pas être avec lui que je finirais mes jours. Il faut d'abord résoudre et après je serais disponible pour l'amour des grandes personnes.

Posté par Diotie à 22:59 - Commentaires [0]


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